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Vienne

Ancienne abbaye Saint-André-le-Bas

Sites et monuments

  • Eglise et cloître roman SaintAndréleBas
Fondée au VIe ou au VIIe siècle après J.-C., l'abbaye de Saint-André-le-Bas était l'un des monastères les plus importants du diocèse de Vienne durant le Moyen Age. Installée sur des soubassements romains, elle dominait le confluent de la Gère et du Rhône.
La donation d'Ancemond, datée de 543, longtemps considérée comme son acte de fondation, s'est révélée être un faux, sans doute rédigée au IXe siècle pour défendre les droits de l'archevêque sur l'abbaye. Le monastère était particulièrement florissant au XIIe siècle et des travaux importants furent menés à cette époque : rehaussement de l'église, construction de ses voûtes, du clocher et du cloître. L'abbaye subit ensuite la concurrence des ordres mendiants qui correspondaient mieux aux aspirations de la bourgeoisie urbaine. Les guerres de Religion n'épargnèrent pas son patrimoine, détruisant notamment l'église Saint-Pierre-entre-Juifs qui dépendait de l'abbaye et abritait la communauté paroissiale du quartier. Affaiblie l'abbaye fusionna, contre l'avis des derniers moines, avec celle de Saint-Chef (Isère), puis de Saint-Pierre de Vienne en 1780 : ce fut alors la fin de la vie conventuelle. L'église fut consacrée au culte paroissial et les autres bâtiments vendus. Le cloître fut masqué par des constructions qui obstruèrent ses arcades jusque dans les années 1930.

Un chef d'œuvre d'art roman
L'architecture et la décoration sculptée que l'on doit aux architectes et artistes de l'époque romane témoignent de la survivance des modèles antiques, dans une cité où subsistaient des ruines de monuments romains. Comme à la cathédrale, on y remploya des éléments d'architecture antique (grandes colonnes et chapiteaux du chœur). Les thèmes iconographiques sculptés puisent aussi dans le répertoire antique : fleurons de chapiteaux corinthiens, masque d'acteur comique. Un bestiaire fantastique et des scènes empruntées à la Bible ont formé un langage imagé qui rappelait aux moines et aux fidèles la nécessaire lutte du chrétien contre le Mal, omniprésent sous la forme de bêtes monstrueuses. La restauration des galeries du cloître, achevée en 1938, ne restitua pas intégralement les dispositions d'origine ; c'est ainsi que le "cloître haut", au-dessus des galeries du rez-de-chaussée, n'a pas été maintenu.

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